Eva O'Leary, Ami, 2014
Lorenzo Vitturi, Red Cotisso, Green Pigment, Wood in Arìn, Caminantes, 2019
Eva O'Leary, Morning after, 2019
Lorenzo Vitturi, Red Cotisso, Green Pigment, Wood in Arìn, Caminantes, 2019
Eva O'Leary, 2 Faced Girl, 2016
Lorenzo Vitturi, Red Cotisso, Green Pigment, Wood in Arìn, Caminantes, 2019
Eva O'Leary, Pom pom, 2013
Lorenzo Vitturi, Red Cotisso, Green Pigment, Wood in Arìn, Caminantes, 2019
Eva O'Leary, Sophie (in my studio), 2019
Lorenzo Vitturi, Red Cotisso, Green Pigment, Wood in Arìn, Caminantes, 2019
Eva O'Leary, Hurricane hair, 2016
Lorenzo Vitturi, Red Cotisso, Green Pigment, Wood in Arìn, Caminantes, 2019
Eva O'Leary, Curler, 2019
Lorenzo Vitturi, Red Cotisso, Green Pigment, Wood in Arìn, Caminantes, 2019

EVA O'LEARY

HAPPY VALLEY

du 13 novembre 2021 au 12 février 2022

Tapez « Happy Valley , Pennsylvanie » dans n’importe quel moteur de recherche : des terrains de foot, des joueurs de soccer, çà et là des pom-pom girls, encore des stades, beaucoup de casquettes et toujours plus de footballeurs. Figurez-vous la ville d’Happy Valley, aussi connue sous le nom de State College, comme un immense campus, organisant toute son activité économique et sociale autour de l’université Penn State. Ici, dans ce territoire enclavé (il faut rouler 3h pour atteindre une grande ville), la population est à 90% blanche et pour moitié âgée de moins de 35 ans. 

La photographe Eva O’Leary, née en 1989, d’origine irlandaise et américaine, y a passé son adolescence. En 2009, Eva O’Leary avait 20 ans ; en 2009, Penn State figurait en première position au classement des «party schools», classement d’universités établi selon la consommation d’alcool et de drogues, le nombre d’heures étudiées et la popularité des fameuses fraternités et sororités.

Enracinée dans les souvenirs adolescents de la photographe, la série Happy Valley décrit un environnement où l’image est omniprésente, modelant des êtres dont on aurait troqué l’identité propre contre un corps générique. Leurs communautés d’adoption, qu’elles soient fraternités, sororités ou équipes de foot, déploient un éventail de rituels d’initiation et d’appartenance qui incombent à ceux qui veulent en être. Sous une lumière solaire, puissante, les corps se reflètent avec force recours au maquillage, gomina et autres lustres.

Parmi ces figures, des jeunes filles à l’orée de l’adolescence se dressent ici et là, telles des caryatides. Elles font face, dans le simple appareil d’un visage sans rouge aux joues ni noir aux yeux.

À regarder Happy Valley et ces portraits, on devine une jeunesse américaine comme l’industrie des séries nous la raconte. À se pencher sur le miroir que l’œuvre nous tend, on y observe les enjeux – qui traversent générations et continents – de la représentation de soi dans une société normative, rythmée au son des notifications  de like, de followers, et autres nouveaux amis.  

Autour de l'exposition

VERNISSAGE
Vendredi 12 novembre, à partir de 18h

VISITES COMMENTÉES
Samedi 13 novembre, à 16h
avec Raphaëlle Stopin, commissaire de l’exposition,
doublée en langue des signes

Samedi 15 janvier, à 16h
avec Raphaëlle Stopin, commissaire de l’exposition.

CONFÉRENCE
Mardi 14 décembre, 19h-20h
Par Adrienne Boutang, maître de conférences en cinéma et études anglophones
L’adolescence américaine, histoire d’un fantasme en images 

ATELIERS JEUNE PUBLIC
Mercredi 22 décembre, 10h-12h
Visite-atelier
6/10 ans
avec Camille Kerzerho, médiatrice du Centre photographique

Dimanche 6 février, 14h30-16h30
monportrait.gif 
Atelier collage et stop-motion
8/12 ans
avec Clothilde Evide, artiste rouennaise

Mardi 8 février, 14h
Brushing
Visite-atelier
Atelier masque et maquillage
6/10 ans
avec Sophie Grassart (Tigre),
doublée en langue des signes

Évènements gratuits.
Informations & réservations : info@centrephotographique.com