Vue d'exposition Un sentiment véritable de Mathieu Bernard-Reymond, février-mai 2025.
Mathieu Bernard-Reymond, "Explosion", de la série I think I've forgotten this before, 2022. Courtesy de l’artiste.
Vue d'exposition Un sentiment véritable de Mathieu Bernard-Reymond, février-mai 2025.
Mathieu Bernard-Reymond, "Des araignées tendaient des fils pour s'envoler", de la série La Flèche du temps, 2018. Courtesy de l’artiste.
Vue d'exposition Un sentiment véritable de Mathieu Bernard-Reymond, février-mai 2025.
Mathieu Bernard-Reymond, "Ça pousse un peu n'importe comment", de la série La Flèche du temps, 2018. Courtesy de l’artiste.
Vue d'exposition Un sentiment véritable de Mathieu Bernard-Reymond, février-mai 2025.
Mathieu Bernard-Reymond, "Ciel", de la série I think I've forgotten this before, 2022. Courtesy de l’artiste.
Mathieu Bernard-Reymond, "Dîner", de la série I think I've forgotten this before, 2022. Courtesy de l’artiste.
Mathieu Bernard-Reymond, "Glass door", de la série I think I've forgotten this before, 2022. Courtesy de l’artiste.
Mathieu Bernard-Reymond, "Plage livre", de la série I think I've forgotten this before, 2022. Courtesy de l’artiste.
Vue d'exposition Un sentiment véritable de Mathieu Bernard-Reymond, février-mai 2025.
Mathieu Bernard-Reymond, "Porte cuisine 2", de la série D'après Ramuz, 2023. Courtesy de l’artiste.
Mathieu Bernard-Reymond, "Presse papier", de la série D'après Ramuz, 2023. Courtesy de l’artiste.
Vue d'exposition Un sentiment véritable de Mathieu Bernard-Reymond, février-mai 2025.
Mathieu Bernard-Reymond, "Vomira rouge", de la série D'après Ramuz, 2023. Courtesy de l’artiste.

VISITES COMMENTÉES

Un sentiment véritable de Mathieu Bernard-Reymond

Samedis 8 février*, 15 mars, 26 avril, 16h

Jeudi 27 mars, 19h

Mardi 6 mai, 12h30

*doublée en LSF, en présence de l’artiste

« Appuyez sur le bouton, nous faisons le reste » disait déjà en 1888 le fameux slogan Kodak. Poussé par l’industrie, l’appareil photo est présenté très tôt à nos ancêtres comme cette machine miraculeuse à laquelle s’abandonner. C’est à l’heure où la photographie entre dans son ère numérique que l’artiste franco-suisse Mathieu Bernard-Reymond (1976) entre en photographie, au début des années 2000. L’ordinateur et ses logiciels dits de « traitement d’image » prennent place dans la chaîne de formation de l’image photographique, ouvrant la voie à ses altérations, subvertissant le règne du réel. Comment l’artiste, se demandait-on déjà, peut-il créer et raconter le monde, son monde, en compagnie de cette technologie de plus en plus bavarde ? Comment le peut-il encore, désormais qu’elle est intelligente ? Loin d’éluder la question, Mathieu Bernard-Reymond, n’a eu de cesse de converser avec l’outil numérique pour y développer sa langue mineure.

L’exposition Un sentiment véritable se concentre sur les sept dernières années de création de l’artiste et s’attarde spécifiquement sur les séries qui ont un lien étroit avec le récit. Des bribes de souvenirs personnels à la littérature syncopée de Ramuz, les mots appellent des images, que l’artiste fait décanter dans son creuset algorithmique. Prises de vue, images générées artificiellement, images collectées s’y mêlent. À l’objectif de la perfection promise par un maniement docte de ces outils numériques, il préfère une exploration de leurs failles, pour immiscer, dans ce monde d’images pleines d’assurance et vides d’expériences, un peu du tremblement de nos destins humains.

L’exposition reçoit le soutien de la