© Evelyn Hofer, Bowery, New York, 1964, courtoisie de la Galerie m, Bochum, Allemagne
© Evelyn Hofer, Three Boys at the Front Door, 1964, courtoisie de la Galerie m, Bochum, Allemagne
© Evelyn Hofer, Pine Street on a Sunday, New York, 1964, courtoisie de la Galerie m, Bochum, Allemagne
© Evelyn Hofer, Times Square at Night, 1964, courtoisie de la Galerie m, Bochum, Allemagne
© Evelyn Hofer, View from FDR Drive Downtown, 1964, courtoisie de la Galerie m, Bochum, Allemagne
© Evelyn Hofer, Bowery, Riker's, 1964, courtoisie de la Galerie m, Bochum, Allemagne

EVELYN HOFER

NEW YORK

du 26 février au 11 juin 2022

En quelque cinquante clichés, réalisés entre 1953 et 1975, cette première exposition française dédiée au corpus new-yorkais d’Evelyn Hofer (Allemagne, 1922 – Mexique, 2009) fait le portrait d’une auteure méconnue, « la plus célèbre des photographes inconnus aux États-Unis ». La formule, due à un critique du New York Times, la faisait paraît-il sourire ; aujourd’hui, plus de dix ans après la disparition d’Evelyn Hofer, elle semble encore se vérifier. C’est que sa photographie est, somme toute, discrète.

Son New York – elle y réside exactement soixante ans – est fait de façades placides, de poses sereines et de trottoirs dégagés; sous la surface de son image photographique, la ville serait presque silencieuse. Nous sommes loin du tumulte déjà décrit en 1925 par John Dos Passos dans son roman de la modernité américaine, Manhattan Transfer ; tout aussi loin de la cacophonie urbaine que vient exacerber un jeune William Klein dans ces mêmes années 1950 avec ses photographies prises au coude-à-coude.

Dans la ville où tout est mouvement, Evelyn Hofer, à rebours, s’arrête et s’applique à pratiquer la pose longue, à bonne distance, avec trépied et appareil grand format, adoptant souvent – et précocement – la couleur. Ce classicisme recherché place ses portraits de New York au sein d’un double mouvement, paradoxal : le calme de ces rues dégage un sentiment d’immuabilité autant qu’il permet d’observer, dans la profondeur de ces plans savamment échelonnés et perspectives déployées, les indices d’un tissu urbain en radicale mutation.

Aux photographies noir et blanc et couleur (dont des tirages dye transfer), l’exposition associe magazines et livres illustrés replaçant le contexte de commande dans lequel, à l’image de la grande majorité des photographes de l’époque, son œuvre s’est développée.


Exposition coproduite avec la galerie m, Bochum, Allemagne et GwinZegal, Guingamp.

Autour de l'exposition

VERNISSAGE
Vendredi 25 février, à partir de 18h

VISITES COMMENTÉES
Tous publics
Samedi 26 février, 16h avec Raphaëlle Stopin, commissaire de l’exposition
Samedi 26 mars, 16h, doublée en langue des signes
Mardi 26 avril, 19h
Samedi 11 juin, 18h

CONFÉRENCE
Jeudi 12 mai, 19h
par Nathalie Roseau, architecte et docteure en urbanisme
La métropole du futur : un imaginaire photographique

PROJECTION
Jeudi 19 mai, 20h
New York Storeys 
Courts-métrages sur le thème de New York, en partenariat avec le Courtivore

ATELIERS JEUNE PUBLIC
Mercredi 27 avril, 9h30-11h30
Rouen Remix
Atelier collage et stop motion
6/10 ans
avec l’artiste Clothilde Evide

Mercredi 20 avril, 14h-16h30
Rose York, Vert Nouille 
Visite-atelier
Atelier gravure et cartes postales
4/10 ans
avec l’artiste Sophie Grassart (Tigre)

Évènements gratuits.
Informations & réservations : info@centrephotographique.com