50CC AIR DE NORMANDIE

Géraldine Millo et Pierre-Yves Racine

Exposition du 9 juin au 29 septembre 2018

La bourse 50 CC Air de Normandie, créée par le Centre photographique en 2016 en partenariat avec Cadre en Seine, puis rejoint en 2017 par le Point du Jour, centre d’art/éditeur à Cherbourg, vise à soutenir les photographes résidant en Normandie. 50 cc Air de Normandie #1 & 2 réunit les deux premiers lauréats de la bourse éponyme, Géraldine Millo (1978) et Pierre-Yves Racine (1984) qui exposeront ainsi conjointement au Centre photographique Rouen Normandie (été 2018) puis au Point du Jour, Cherbourg-en-Cotentin (hiver 2018-2019).

L’exposition marquera l’aboutissement de leurs projets respectifs et du processus d’accompagnement des artistes par les équipes du Centre photographique, du Point du Jour et de Cadre en Seine.

En 2016, le jury récompensait le travail de Géraldine Millo (1978, établie à Fécamp). Depuis six ans la photographe n’a eu de cesse d’explorer le monde de l’apprentissage et son corollaire, le passage dans l’âge adulte. S’inscrivant dans une démarche documentaire, elle élabore, au sein de la rigidité de la photographie- document, un langage photographique qui lui appartient. L’Orientation, documentaire photographique et filmique présenté par Géraldine Millo dans le cadre de la Bourse, suit l’évolution de trois jeunes, Marion, Théo et Jérémy, dans leur apprentissage. Tous trois entament leur traversée vers l’âge adulte, naviguant à vue; leurs rêves et expectatives parfois pris dans les mailles de déterminismes et de réalités tenaces.

Pierre-Yves Racine (1984, établi dans la Manche), lauréat de la Bourse attribuée en 2017, esquisse depuis 2012 le portrait des Prairies, territoire de trente hectares situé dans le centre-ville de Rennes, autrefois jardins ouvriers, aujourd’hui friche habitée par des résidents d’un jour ou de longue durée et prochainement transformé en parc urbain.

Dans Prairies, Pierre-Yves Racine associe prises de vues et collecte d’images des résidents, pour rendre une photographie complète, mouvante, organique de ce lieu caractérisé par le passage – des hommes, du temps – et la mutation. Prises de vues traditionnelles, ré-emploi d’images existantes prises par des tiers, objets ramassés sur place, forment autant de strates traduisant la densité d’expériences vécues dans les Prairies et constituant, dans une sorte d’herbier multi-dimensionnel, une mémoire des lieux avant leur transformation.

Ce travail topographique, patient et sensible, prendra sa pleine dimension par un travail de mise en espace lors de l’exposition au Centre photographique et au Point du Jour.